Association Pierre Barbaud

Biographie

Ainsi, de 1959 à 1975, le compositeur se fait une place dans les locaux de la Compagnie des Machines Bull, qui devient Bull General Electric en 1964, puis Honeywell Bull en 1970 et enfin CII Honeywell Bull en 1975. Admis à titre gratuit à utiliser le calculateur disponible au siège de la société, Pierre Barbaud participe à la promotion du groupe sous la forme de conférences, en interne ou à l'extérieur, ou de concerts. Pierre Barbaud est rémunéré à titre exceptionnel et en tant que consultant à partir de 1968. Il se situe, à cette époque, au cœur d'une rivalité étrangère, en principe, au monde artistique mais qui deviendra révélatrice d'une certaine politique de l'art en France à cette époque : en 1961-1962, Iannis Xenakis achète du temps de calcul à la compagnie IBM pour réaliser la série des œuvres ST/48, ST/10 et ST/4. Cette rivalité se déplacera ensuite sur le terrain médiatique, mais Pierre Barbaud entretiendra toujours avec le compositeur d'origine grecque des relations courtoises.

A cette époque, son travail est proche de ce que réalise Véra Molnar en peinture. Il collabore aussi fréquemment avec le compositeur et chef d'orchestre Pierre Mariétan.

Les difficultés financières de la CII Honeywell Bull auront raison de cette participation et le compositeur usera de ses connaissances pour trouver, à l'Institut de Recherche en Informatique et Automatique (I.R.I.A. devenu, en 1979, l'I.N.R.I.A.), une situation proche de celle qu'il quittait. Il y est chef de projet et s'entoure de deux collaborateurs, l'informaticienne Geneviève Klein et l'ingénieur électronicien Frank Brown. Comme une sorte d'écho au GMAP des années soixante, ils fondent le groupe BBK (pour Barbaud Brown Klein) qui signera collectivement presque toutes les œuvres à partir de ce moment.

 

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