Biographie
Il est nommé professeur de musique à l'Institut National des Sports, où il réalise et fait chanter de nombreux arrangements de chants traditionnels ou non (dont un arrangement pour double chur de L'Internationale) et, la charge n'étant pas très lourde, complète l'ordinaire par des traductions (danois, allemand, et italien) et des chroniques musicales dans un hebdomadaire féminin (Elle) sous le pseudonyme de Claude Emmanuel. Il poursuit ainsi une carrière de compositeur commencée quelques années plus tôt (Quatuor à cordes en 1941, Concertino da camera en 1944, Six pièces pour piano en 1946, Symphonie « Carmen », un deuxième Concertino da camera et Deux pièces pour piano et ondes Martenot en 1947). Ces oeuvres sont, le plus souvent, de style néo-classique et les titres font penser à Satie : Cinq minutes de mauvaise musique (1949), Prélude pouvant également servir de postlude (1950).
Premières musiques de film
Ses premières musiques de film datent de 1948 (Sport et parapluies, André Michel et Malfray, Alain Resnais). Cette activité s'intensifiera dans les années cinquante au point de constituer sa principale source de revenus. Il compose la musique de films de cinéastes aujourd'hui reconnus comme Chris Marker (Dimanche à Pékin en 1957, Lettre de Sibérie en 1958), Alain Resnais (Le mystère de l'atelier 15, 1957), Agnès Varda (La pointe courte, 1955). Il poursuit parallèlement une intense activité d'autodidacte, en particulier dans le domaine de l'arithmétique et du calcul des probabilités. Il suit aussi les cours de statistique de G. Th Guilbaud[1].
Notes :